Une nouvelle Ford Mustang pour 2010 

24 novembre 2008

LOS ANGELES La Ford Mustang, véritable icone depuis 1964 de la voiture de sport à l’américaine, bénéficie d’un relookage en profondeur pour l’année 2010, présentée en première mondiale en ce moment au salon de Los Angeles.

Petite soeur de la précédente génération dévoilée en 2004, la nouvelle Mustang adopte des lignes plus rondes. Un capot et une calandre plus agressive sur la version GT, un nouvel intérieur plus proche des standards européens et des sièges donnant un ton plus cossus. L’arrière lui, évoque la fin des années 60 et le tout, donne un beau résultat homogène et agréable à regarder.

A l’intérieur, on retrouve un tableau de bord lui aussi décalqué sur les Mustang 2004, avec de
gros compteurs cerclés de chrome un graphisme néo-rétro et des couleurs en veux-tu en voila. Les grosses bouches d’aérations centrales sont tous droit sortie des années 70, en revanche elle bénéficie d’innovation technique comme cet ordinateur de bord développé avec Microsoft qui appelle automatiquement les secours en cas d’accident. On peut regretter par contre que Ford n’est pas repris des équipements de base chez d’autres constructeur, comme la lecture tête haute ou encore le démarrage à distance sans clés.

Née en 1964 de la volonté des dirigeants de Ford à redorer l’image de la marque un peu vieillissante, la Mustang devait être un peu l’équivalent de la 2cv chez nous, les bigoudaines en moins, soit une voiture abordable pour une nouvelle génération, celle du “baby-boom”, Elle ne coutait que 2000 dollars à l’époque et tout était en option, jusqu’au chauffage. La Mustang, dont la conception et le niveau d’équipement reste encore aujourd’hui très rustique par rapport aux sportives européennes, est devenue indissociable de la culture automobile américaine au même titre que ces cousines Corvette, ou Dodge Viper.

Elle est célèbre pour avoir été la monture de Steve McQueen dans “Bullitt”, avec l’une des poursuites les plus célèbres du cinéma dans les rues de San Francisco, et également pour avoir été l’icône de tout une génération d’adolescents.
Souvent remaniée, parfois avec très peu de réussite comme pendant les années 80 / 90, la Mustang n’a jamais cessé d’être produite, et les exemplaires les plus rares, comme les GT 500 préparées par Carroll Shelby à la fin des années 1960 ou les coupés fastback, s’arrachent aujourd’hui encore chez les collectionneurs.

Le succès de la Ford Mustang, version 2005, a conduit General Motors et Chrysler, à ressusciter récemment des voitures de sport emblématiques en leur temps comme la Camaro ou la Challenger, alors que Pontiac présente une version de sa Firebird dont on ne sait pas encore si elle arrivera jusqu’en concession.

La Mustang version 2010 sera disponible en coupé et en cabriolet, avec un moteur V6 de 4 Litres 210 cv présenté comme le modèle économique, bien qu’il consomme 10 litres aux 100 km, et un V8 4.6 L de 315 cv repris de la Bullit en version musclée “GT”, dont Ford vante le grondement sourd de l’échappement et la capacité à faire burner les pneus arrière. Ces deux versions ne seront bien sur pas importées en Europe et pour ce les procurées il vous faudra donc passé par les réseaux habituel d’importateur francais comme Américan Prestige Car.
La version éthanol de la bête n’est pas encore prévu au programme, donc pour nous pauvre Français qui voulons rouler propre et pas chère, il nous faudra encore équipé notre Mustang après son homologation d’un kit FlexFuel que l’on trouvera chez www.flexfuel-company.com pour la modique somme de 1000 euros environs posé, ce qui nous permettra par la même occasion d’ajouter deux ans de garantie à notre beau jouet.
Pour ceux que le coté financier intéresseraient, rien n’est encore défini, mais on parle à demie voix d’un tarif autour de 25 000 dollars pour une version V6 ce qui nous mènerais sur des tarifs identique à ceux d’aujourd’hui une fois ce bel étalon dans votre garage.
A savoir que les premiers à sortir le chéquier seront les mieux servis car il y à fort à parier que ce modèle sera vendue comme c’est le cas pour la Challenger ou la Corvette ZR1 avec une plus-value à la caisse si la demande dépasse l’offre…. Pas si fou ces Américains

Dodge Ram dans les dunes

19 novembre 2008

Le Dodge Ram 2006 de Martine Ackermann a brillé pour son premier raid 4×4 100 % féminin, Le Trophée de la rose des sables.

Départ de Bordeaux le 9 octobre 2008 pour un prologue d’une trentaine de km aux travers des bois et des pistes de la région bordelaise, le classement de se prologue donnera la position du départ au Maroc.

Pour une première approche hors piste, Martine se classe 47ème sur 63 équipages au départ, ce qui est plutôt pas mal. Une fois le prologue terminé Martine prend la direction du Maroc via l’Espagne pour un périple autoroutier cette fois ci.

Quel ne fut pas la (bonne) surprise de Martine de constater une consommation sur autoroute à 130 km /h ne dépassant pas les 12.3 l /100 pour ce Monstre de 2400 kg sur la balance.
Le moteur 5.7 HEMI de son Dodge à la particularité de ne tourner que sur 4 cylindres à vitesse stabilisée.

Arrivé au détroit de Gibraltar, grosse tempête avec des arbres cassés et des bateaux en détresses, bilan impossible de traversé pour la horde de 4×4 impatiente d’en découdre.
Bon, après 36 heures d’attente, enfin la traversée pour Martine et l’arrivée à Tanger.
Quelques heures de route en convoi pour rattraper le retard du au bateau et enfin le départ de la course.

Martine et son Ram sont super excités de commencer.
Premières étapes sur les pistes et la galère du mauvais temps continue, grêle, eaux, rivière en crue, boue, enlisements, du jamais vu au Maroc depuis une vingtaine d’années, mais bon résultats quand même, malgré tous ca Martine et son Dodge se sont super bien débrouillés, 2ème place dans les dunes et un grand merci aux 345 cv du Dodge.

Après quelques jours à ce rythme ils pointent à la 9ème place, malgré des crevaisons.
Le drame survient la veille de l’arrivé à Marrakech, en effet après avoir parcouru 70 km d’une étape marathon de deux jours, une nouvelle crevaison, et sur les 6 toyo all road du départ il n’en reste que 4, donc plus de roue de secours et l’obligation pour Martine de quitter la course après s’être arrêté pour porté secours à Joëlle et Aurore, gagnante de l’année dernière et qui pointaient cette année en troisième position.

Super grosse déception et quelques larmes, mais c’est le règlement.

Le Pick-up de Martine s’est avéré être redoutable dans le sable grâce à son moteur 5.7, sa boite auto et son couple de camion. Certaine concurrentes du trophée avouerons plus tard avoir essayé de suivre la bête …. sans succès.

Forte de sa première expérience réussis dans cette aventure, Martine sera la pour l’édition 2009 avec son Monstre et avec American Prestige Car comme sponsor.

Nous tenons également à remercier pour leurs actives participations dans cette aventure, la carrosserie De Sousa à Souppes sur Loing, FlexFuel company, Mecacyl, Speedy Nemours et LM 4×4 à Montereau, sans leurs soutiens rien de cette aventure n’aurait été possible.

Un RAM dans un grand bac à sable

17 novembre 2008


“Elle a la pêche”. Martine nous attend sur le stand de Flexfuel Company lors du Mondial de l’Automobile. Mère de famille, elle n’hésite pas à se lancer dans cette aventure après un simple coup de téléphone. En substance : “tu as un RAM, c’est bien pour une course ca ? on part dans 8 jours, ça t’intéresse ? Rapide concertation avec Bern, l’homme de sa vie, et OK pour le défi. En résumé : 8 jours pour préparer le RAM, boucler un budget et trouver une camarade de jeu pour le grand bac à sable du Maroc.

 

  

Pour ce type de course, il faut quelques mois pour boucler son budget. Martine ne désarme pas et lors du Mondial, elle annonce que tout est prêt pour être à Bordeaux le 9 octobre. Coup de chance, le RAM est sa voiture personnelle. Excuses du peu. Elle connaît bien ce type de véhicule. Cela aide un peu quand on se lance dans une telle aventure. Mais pourquoi un RAM ? “Simplement parce qu’il se conduit facilement” nous confie-t-elle. Et d’ajouter “c’est mieux qu’un Hummer”.

 Nous avons bien les mêmes valeurs.

 

Pour partir, quelques modifications sont nécessaires : nouveau blindage avant, nouveaux pare-chocs, 4 amortisseurs Bilstein, 6 roues complètes de 20 pouces équipées en Toyo 275/60x 20 pour le sable et un cric hydraulique de 12 tonnes fixé sur une traverse de chemin de fer. Les deux roues supplémentaires sont fixées dans la benne sur des tiges filetées. Ajouter une boussole, un Terratrip, 2 filtres à essence et 3 filtres à air, pelle et plaques de désensablage et vous aurez votre équipage au complet.

 

 

 

 

Martine ajoute qu’en raison de la garde au sol importante du RAM, il n’est pas nécessaire de réaliser un blindage complet sous châssis. De plus, cela aurait alourdi inutilement le véhicule. Face aux pickups de dimension européenne, le RAM est surdimensionné pour ce type d’aventure. Déjà à vide, il tutoie les 2′500 kg, si on ajoute encore des renforts, il dépasse les 3′000 kg. Pas bon pour le grand bac à sable. Il s’agit d’un modèle 2006, importé par .American Prestige Car, propulsé par un V8 HEMI  5.7 L de 345 chevaux à 5′400 tr/mn pour un couple de 504 Nm à 4′200 tr/mn. Particularité : il est équipé d’un boitier de Flexfuel Company et peut rouler au bioéthanol. C’est un des points du règlement du Trophée Rose des Sables qui surtaxe les véhicules en fonction de leurs émissions CO2. Le RAM de Natacha et Martine échappe à cette surtaxe. Quand on vous dit que le bioéthanol possède des avantages.

 

 

 

 

Martine est novice dans le sable. Elle a derrière elle, quelques années de pilotage sur d’autres types de revêtement. Pour aborder ce nouveau terrain de jeu, elle s’est t entraînée à divers endroits où le sable règne en maître. Novice sans doute mais préparée à affronter les pièges du sable marocain. Martine n’a aucune crainte. Elle part confiante et concentrée. Que peut-il m’arriver ? Une casse de jante ou d’amortisseur, pas de problème, je sais changer. Contrôler les filtres régulièrement, je suis entraînée. Alors plutôt que de s’inventer des problèmes, préparons notre RAM et ensuite on voit au coup par coup.

 

Motivée et gonflée à bloc. Martine ne se laisse pas impressionner par cette nouvelle expérience. Tout de même, Messieurs, chapeau bas. Changer une roue de RAM dans le sable n’est pas à la portée de tous. Martine connait bien son véhicule. Chevaux et couple sont au rendez-vous. Après c’est une question d’apprécier correctement le terrain. Cela, on le verra à partir du dimanche 12 octobre, lors de la première étape au Maroc. L’objectif d’arrivée est connu chaque matin. Ensuite boussole et Terratrip pour trouver le chemin le plus court. En cas de sur-kilométrage, ce sont les pénalités qui tombent.

 

Et pour la suite ? Martine envisage la Tunisie en février, puis les Gazelles et à nouveau le Trophée Rose des Sables. Entre temps, la recherche de sponsors, l’élaboration des budgets, l’amélioration de la préparation du RAM, etc. Les projets ne manquent pas. Nous aurons la chance de retrouver  Martine tout au long de son défi au travers du site du Trophée Roses des Sables dont le prologue se déroule en ce moment dont le commentaire des organisateurs est le suivant, je cite : “Grand beau temps, mères belles et peu agitées, telle est la météo de cette prise de contact entre une centaine de roses et l’organisation. Le déjeuner champêtre avalé en quelques minutes à la campagne est un moment de convivialité du départ du prologue, qui a vu les premiers “ égarements” des nouvelles roses avec notamment une voiture luxembourgeoises qui s’est largement promené dans les bois.”

 

 

 

 

Bonne piste à Martine et Natacha sa coéquipière  et rendez-vous après le 19 octobre pour un résumé complet de ce premier défi marocain à bord d’un RAM Flexfuel.

 

Texte Jean-Pierre Pasche - Photos American Prestige Car